LE COMITE POUR L’ELIMINATION DE LA DISCRIMINATION A L’EGARD DES FEMMES OUVRE LES TRAVAUX DE SA 27ème SESSION



Comité pour l’élimination de la
discrimination à l’égard des femmes
3 juin 2002
550ème séance – matin
 
 
La République du Congo, Saint-Kitts-et-Nevis
et le Suriname présenteront des rapports pour la première fois
 
      Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a ouvert ce matin les travaux de sa 27ème session.  Pendant trois semaines, les 23 experts* qui composent le Comité examineront comment la Zambie, Saint-Kitts-et-Nevis, l’Ukraine, le Suriname, la Belgique, la République du Congo, le Danemark et la Tunisie ont mis en oeuvre les dispositions de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes que l’on considère désormais comme une véritable charte des droits de la femme.  La République du Congo, Saint-Kitts-et-Nevis et le Suriname présenteront des rapports pour la première fois.
      Avant l’adoption du programme de travail du Comité**, Mme Charlotte Abaka, experte du Ghana et Présidente du Comité, a informé les experts des activités qu’elle a menées depuis la dernière session.  Sa participation aux travaux de la Commission de la condition de la femme du 4 au 8 mars dernier lui a permis d’expliquer que la pauvreté est la conséquence des discriminations que subissent les femmes.  Elle a également souligné devant la Commission la nécessité de mettre en oeuvre l’article 4.1 de la Convention qui porte sur les mesures temporaires spéciales visant à accélérer l’égalité de fait entre les femmes et les hommes.  Elle a discuté de l’état de ratification de la Convention et de son Protocole facultatif avec le Ministre pour l’égalité entre les sexes de la République de Corée ainsi qu’avec les représentants de l’Union africaine.  Après avoir rencontré la Première Dame des Etats-Unis, Mme Laura Bush, le 8 mars à l’occasion de la Journée internationale de la femme consacrée cette année à la femme afghane, elle a participé aux travaux de la 58ème session du Comité des droits de l’homme du 9 au 11 avril dont un segment était consacré aux droits de la femme.  Mme Abaka a aussi rencontré Mme Dboi, chargée des questions de parité sexospécifiques à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a souhaité rencontrer les membres du CEDAW pour discuter des directives politiques en matière de sexospécificités.
      Mme Carolyn Hannan, Directrice de la division de la promotion de la femme, a présenté différents événements qui ont eu lieu depuis la clôture, en février 2002, de la vingt-sixième session du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) ainsi que les activités menées par la Division de la promotion de la femme ainsi que par le Bureau du Conseiller spécial sur la parité entre les sexes et la promotion de la femme.  Elle a en premier lieu rappelé que la quarante-sixième session de la Commission de la condition de la femme s’est tenue du 4 au 15 mars et le 25 mars et qu’elle a adopté des conclusions relatives aux thèmes de l’éradication de la pauvreté, y compris le renforcement du pouvoir des femmes au cours de leur vie dans le cadre de la mondialisation, et à ceux de la gestion de l’environnement et de l’atténuation des conséquences des catastrophes naturelles.  La Commission a également adopté cinq résolutions dont une sur la situation des femmes et des fillettes en Afghanistan et une sur les femmes, les fillettes et le VIH/sida. 
 La cinquante-huitième session de la Commission des droits de l’homme a eu lieu, quant à elle, du 18 mars au 26 avril 2002.  Parmi les nombreuses résolutions et décisions qui ont été adoptées à cette occasion, un certain nombre d’entre elles font référence spécifiquement aux travaux du CEDAW et aux organes conventionnels en matière de droits de l’homme.  La Directrice a, dans ce contexte, mis l’accent sur la résolution 2002/31 sur le droit de chacun à jouir des plus hautes normes de santé physique et mentale et qui prévoit la nomination d’un rapporteur spécial sur le droit à la santé ainsi que sur la résolution 2005/50 concernant l’intégration des droits humains des femmes dans tout le système des Nations Unies.  Cette résolution prévoit, entre autres, la création d’un centre multimédia sur les instruments relatifs aux droits de l’homme, au premier rang desquels figure la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. 
 La Directrice a également précisé qu’elle avait participé, dans le cadre de la Commission des droits de l’homme, à un groupe de discussion organisé par le bureau du Haut-Commissariat des droits de l’homme et le Comité des Organisations non gouvernementales sur la lutte contre le racisme et pour la promotion des droits de la femme.  Ce groupe de discussion a attiré l’attention sur le fait que la déclaration de Durban et le Programme d’action adopté par la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée ont différents impacts sur les femmes et les fillettes ainsi que sur les hommes et les garçons. 
 Les documents finaux de la seconde Assemblée mondiale sur le vieillissement qui s’est tenue à Madrid du 8 au 12 avril dernier attirent quant à eux l’attention sur les besoins particuliers des femmes âgées, a poursuivi Mme Hannan.  Mme Regina Tavares da Silva, experte du Portugal, a en outre participé à la session extraordinaire de l’Assemblée générale sur les enfants au nom du Comité et a également participé à un groupe de discussion intitulé «les femmes et les enfants: du droit international aux réalités nationales».  Présidé par Mme Angelina King, Conseillère spéciale pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme, le groupe a tenté d’encourager la signature et la ratification des traités internationaux relatifs aux droits de la femme et des fillettes, en particulier la Convention et ses protocoles facultatifs. 
 Mme Hannan s’est enfin félicitée de la ratification de la Convention par les îles Salomon le 6 mai 2002, ce qui porte le nombre d’Etats partie à 169.  Soixante-quatorze Etats ont à ce jour signé le Protocole facultatif et 40 l’ont ratifié.  En ce qui concerne le travail du Comité au cours de la présente session,
 M. Göran Melander, expert de la Suède, a présenté les travaux du Groupe de travail pré-session qui ont porté sur la formulation de questions et de préoccupations à l’intention des Etats parties qui présenteront leurs rapports nationaux au cours de la session.  La persistance du chômage et du sous-emploi des femmes, de la violence, de la ségrégation professionnelle, de la sous-représentation des femmes à tous les niveaux de prise de décisions et de la traite des femmes montre que l’élaboration de politiques n’élimine pas dans les faits les discriminations d’où la nécessité de mettre en oeuvre des programmes permettant de traduire les engagements dans la réalité.
      Mme Abaka a par ailleurs informé les membres du Comité de la lettre qu’elle a reçue du Portugal faisant état de l’approbation du Protocole facultatif par le Parlement en mars dernier.
      Le Comité entamera l’examen des troisième et quatrième rapports combinés de la Zambie demain mardi 4 juin à 10 heures.

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*  voir communiqué de presse paru sous la cote FEM/1197
** programme de travail paru sous la cote CEDAW/C/2002/II/I
 
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